La violence faites aux femmes, un problème majeur de santé publique

La violence faites aux femmes, un problème majeur de santé publique

Dans une tribune faite au Monde, le professeur Michel Debout, un des pionniers de l’accueil en hôpital des femmes victime de violence conjugal, déplore que la médecine légale manque énormément de moyens pour jouer le rôle qui est fondamentalement le sien.
Lors de son discours du 25 novembre dernier, le Président Emmanuel Macron, a exposé son programme pour faire de l’égalité hommes-femmes la grande priorité de son quinquennat. “Si son analyse fut souvent juste, le médecin légiste que je suis a été surpris par sa méconnaissance de la prise en charge déjà effective des violences faites aux femmes. Pour avoir créé une des premières unités hospitalières d’accueil des victimes de violences, au CHU de Saint-Etienne, en 1982, dans le sillage de l’action pionnière des professeurs Roche et Vedrinne à Lyon, je souhaite témoigner d’une expérience de près de quarante ans aux côtés de ces femmes maltraitées” affirme le professeur Michel Debout. Même si la forme qui est utilisée par Emmanuel Macron “Il faut que la honte change de camp” peut être séduisante, elle réduit, à tort ces situations à un seul et même ressenti émotionnel. Cependant, il y a d’un côté les femmes qui doivent récupérer leur dignité, et de l’autre côté les hommes qui doivent être punis pour des actes qui sont pénalement sanctionnables. Aujourd’hui, les victimes sont donc confrontées à un double parcours, médico-légal dans un but de constatations et également l’accompagnement médico-psychologique mais aussi judiciaire pour les sanctions de l’auteur et les réparations pour la victime, c’est ce qu’il faudrait améliorer en précisant d’autant plus le rôle de ces deux acteurs, et surtout en leurs donnant pleinement les moyens d’agir, ce qui à l’heure actuelle est loin d’être le cas. Dans son allocution, le Président Macron a appelé tous les médecins à “rassembler les preuves permettant aux victimes de se plaindre”. Cependant, cette mission est assurée uniquement par les médecins légistes, qui ont le devoir de délivrer des “rassembler les preuves permettant aux victimes de se plaindre”. D’où l’importance d’une rédaction vraiment rigoureuse dans le but de préciser les circonstances de l’agression qui a été subie, la description de l’ensemble des lésions qui sont physique ainsi que l’état psychologique des victimes et notamment les symptômes évocateurs d’un état de stress post-traumatique.
De réel mesures devraient donc être prise au cours du quinquennat du Président Emmanuel Macron dans le but de rétablir fondamentalement la parité hommes-femmes, en apportant une amélioration dans les processus médicaux mais également judiciaire. Cela devrait permettre aux victimes de récupérer de ce traumatisme beaucoup plus rapidement, et de juger plus efficacement les acteurs de ces préjudices autant physiques que morales.

A propos de Jules 13 Articles
Salut tout le monde ! Vous aimez être informé de l’actualité et de ce qu’il peut se passer autour de vous ? Alors vous êtes bien tombé ! J’espère que vous trouverez ce que vous chercher sur mon site d’actualités !

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*